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26 Feb

Poèmes du printemps 2014 (premiers poèmes)

Publié par Equipe SEJC  - Catégories :  #PRINTEMPS DES POETES, #BIBLIOTHEQUE MULTIMEDIA

Poèmes du printemps 2014 (premiers poèmes)

Nous publions ci-dessous (sur plusieurs articles) les 17 poèmes écrits dans le cadre du Printemps des poètes 2014. Pour nous le thème de cet année est : "Quelle connerie la guerre" et cette phrase doit obligatoirement figurer dans le corps du texte du poème. Les poèmes ci-dessous sont publiés dans leur ordre d'arrivée à la bibliothèque. La plupart des poèmes d'enfants ont été écrits dans le cadre de deux ateliers d'écriture menés en partenariat avec l'Accueil de Loisirs Sans Hébergement de la commune.Vous avez jusqu'au 28 février 2014 inclu pour poster votre poème (pour lire le programme et le règlement, cliquez sur l'affiche ci-dessus). Nous remercions chaleureusement tous les participants de cette éditions.

 


Encore un bruit sourd,
La peur revient.
Le temps est lourd,
La Mort intervient.
Sa faux détruit tout,
Il n'y a plus d'échappatoire.
J'aimerais pouvoir, avec toi, m'asseoir.
Et me remémorer tous ces moments doux...
Ceux qui n'appartenaient qu'à nous.
Mais, à cause d'eux tu es parti.
Reviens ! Éloigne-toi du bruit !
Non... Tout est fini.
Mais maintenant que l'innocence n'est plus,
Que les gens s'entretuent, la vie est perdue.
Ah ! Quelle déchéance ! Ah ! Quelle connerie !
Ah ! Si ce n'était qu'un cauchemar…
Ah ! Si j'avais pu me réveiller et me dire :
"Quelle connerie la guerre".
Mais c'est impossible.
Le jour a été remplacé par le soir,
L'espoir par le noir.
Plus aucun bruit n'est perceptible.
L'amour n'est plus que haine.
Ceci est mon dernier je t'aime.

 Lina Benyahia, 16 ans

Habitant Saint-Maximin


FEMMES DE LA GUERRE

Gérés par l’argent

Ils n’ont que faire des vies

Ils tuent nos enfants

Détruisent en s’enrichissant

Ici on ne vit que sous les canons

C’est notre éternelle musique

Y’a pas de baguette magique

Pour faire taire le bruit

Et étouffer les cris

 

Femmes de la guerre

Habituées à subir

Habituées à souffrir

Nous n’avons même plus de larmes

Tous ces hommes nous désarment

Et l’on paie bien cher

Meurent les fruits de notre chair

Meurt tout doucement la terre

 

Puissent un jour les hommes

Ouvrir leur cœur, leurs yeux, leur âme

Et n’être plus infâmes

Assassins d’innocence

Puissent un jour les hommes

Respecter, la vie, la terre

Abolir toutes misères

Alors les saisons reviendront

Et le monde de nouveau tournera rond

 

Femmes de la guerre

Habituées à subir

Habituées à souffrir

Nous n’avons même plus de larmes

Tous ces hommes nous désarment

Et l’on paie bien cher

Meurent les fruits de notre chair

Meurt tout doucement la terre

Quelle connerie la guerre!

Marie-France Daubigny

Habitant Saint-Maximin


LA PAIX – LA GUERRE – LA PAIX

En ce matin de juillet 1914, le village était en effervescence, c’était jour de moisson. Le soleil, déjà haut dans le ciel d’azur sans nuage, réchauffait la campagne. Ses rayons faisaient briller les arbres et les fleurs embaumaient. Les oiseaux chantaient, la nature était belle.

Sur la route, le pas lourd des chevaux tirait de grandes charrettes de blé, d’avoine ou de seigle, dégageant un indéfinissable parfum.

Les hommes, dès l’aube, étaient au champ. Ils travaillaient avec ardeur et, malgré la sueur coulant sur leur visage, ils souriaient, ils étaient gais, ils étaient libres.

De leur côté les femmes préparaient le repas du midi, elles chantonnaient, elles aussi étaient gaies, les enfants jouaient. Tous étaient heureux de vivre.

 - C’ÉTAIT LA PAIX –

 Puis soudain les cloches de l’église se mirent à sonner à toute  volée, un tintement triste, un mélange de tocsin et de glas. C’était « l’Appel aux Armées ».

Brusquement le temps paru suspendu, le ciel s’assombrit, le soleil disparu, les oiseaux ne chantaient plus, les enfants ne jouaient plus, les visages étaient graves, gaîté et sourires disparurent d’un coup. Les hommes rentrèrent la faux sur l’épaule, le pas lent, le visage fermé. Ils troquèrent leurs habits encore humides de sueur contre un uniforme militaire. Ils firent leurs adieux, les femmes pleuraient, les enfants pleuraient.

Ne pleurez pas, nous serons de retour pour Noël.

Ils prirent leur valise et se dirigèrent vers la gare où le train les attendait pour les conduire vers l’est, vers le front.

 - C’ÉTAIT LA GUERRE –

 Puis ce fut l’enfer, l’enfer des tranchées boueuses, le froid, la  vermine, les poux, la maladie et même les rats. Un enfer qui dura plus de quatre années, offensives sur offensives, malgré l’épuisement et la peur, il fallait sortir baïonnette au canon et cela durait…durait…durait. Des millions d’hommes furent fauchés par les mitrailleuses que j’appellerais les  « faucheuses d’hommes » et le sifflement des obus qui en tombant ensevelissaient ces soldats sous des monticules de terre.

Un matin de 11 novembre 1918, soudain un grand silence se fit. Un silence pesant, presque angoissant, les canons se turent, les mitrailleuses ne fauchaient plus.

Les hommes se regardaient un peu hébétés, ils n’y croyaient pas, ils n’osaient pas y croire.

Au loin, on entendit un clairon sonner.

C’était fini, il était 11 heures du matin.

 - C’ÉTAIT LA PAIX –

 Mais quand même !!! Quelle connerie la guerre.

André Meikle

Habitant Saint-Maximin

 

(Lire la suite)

 

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Ce blog se propose d'informer les habitants de Saint-Maximin sur toutes les activités et l'actualité du Service Sport Enfance Jeunesse Culture. Que ce soit l'Accueil de Loisirs Sans Hébergement, la bibliothèque multimédia ou le jardin pédagogique, une mine de renseignements utiles.