On est un dimanche matin de février. 6h, Simon part vers une plage du Nord avec deux de ses amis pour faire du surf. C’est le point de départ d’un récit qui s’étalera sur 24 heures … Un contre la montre qui commencera avec l’accident, qui privera Simon de cette vie si prometteuse surtout quand on a à peine vingt ans. Un récit qui mêle la douleur atroce, indicible, intime des proches qui perdent un enfant, un petit ami, mais aussi la réflexion, l’attente puis le rush …. Pour mieux comprendre la trame de ce roman il faut revenir à son titre qui est une partie du titre d’une pièce de théâtre d’Anton Tchekhov « Enterrer les morts, réparer les vivants ». Dans ce roman, il est donc question de don d’organe et de l’approche qu’on peut en avoir pour soi-même, pour ses proches. Dans ce roman, on comprend aussi l’exploit médical que représente une transplantation cardiaque.
C’est un roman qui m’a bouleversée. L’émotion et la tension perpétuelles prennent les tripes. Le style foisonnant, haletant parfois épouse les accélérations du récit et l’accompagne à la perfection. Un souffle puissant caractérise ce roman, mais il est apaisé par des instants de pause méditative où Maylis de Kerangal nous confronte à des questions essentielles sur la vie.
Claudia Denis