Vos poèmes sur nos murs
Ci-dessous les poèmes des participants à l'édition 2018 du printemps des poètes
Rappel de la règle du jeu : Le thème 2018 du printemps des poètes à Saint-Maximin étant "Ajouter sa pierre au jardin", les poèmes devaient évoquer le jardin.
Par ailleurs au moins trois des cinq mots de la liste suivante devaient obligatoirement figurer dans le poème :
Nouille / carrier / solide / maillot / jazz.
Si vous cherchez bien il arrive que certains n'aient pas tout à fait respecté cette règle, mais l'effort accompli se devait d'être malgré tout récompensé.
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Ajouter une pierre à mon jardin
Ajouter une pierre à mon jardin,
C’est solide, c’est rapide ;
C’est comme les carriers, on peut s’amuser ;
C’est du jazz, c’est de la musique, c’est fantastique !
Il faut prendre son maillot et lui apporter de l’eau ;
Et on n’oublie pas les nouilles, on ne sait jamais il peut avoir faim !
On jette dans perlimpinpin et …
C’est la fin
Syrine Idarrha (10 ans)
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Dans mon jardin
Dans mon jardin il y a plein de couleurs,
Comme dans mon cœur
Sur mon maillot il y a plein de mots
Dans la nature il y a plein de choses,
Des arbres, des fleurs,
Des choses molles,
Des choses solides.
Dans ma maison,
A chaque saison, nous chantons,
Du rock, du rap, mais surtout du jazz.
Dans ma vie,
J’ai plein d’amis que j’adore,
J’adore surtout les arbres
Aux couleurs de l’or
Melvin Maquin (9 ans)
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J’étais dans la carrière
Pour la visiter
Pour nous faire voir ce que les carriers faisaient.
Ils nous ont fait voir qu’ils peuvent aussi faire
des nouilles.
Lorsque nous sommes arrivés,
Ils écoutaient du jazz
Les pierres étaient solides
Comme du béton
Ils étaient tous en maillot
Parce que quand tu travailles dans la carrière
Quand tu creuses,
Que tu scies,
Quand tu casses,
Que tu pioches,
Quand tu transportes,
Que tu portes,
Tu transpires,
Tu as chaud,
Voilà pourquoi ils sont tous en maillots
Emeline Grandin (18 ans)
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Mon jardin est plein de nouilles,
Tu rentres chez toi bredouille
Il n’avait pas assez de nouilles
Ton collègue arrive
Lui demande s’il n’aurait pas un maillot
Il s’est sali car il travaille dans la carrière.
Son collègue le cherche partout,
Il le trouve enfin, il était dans son jardin,
Il écoutait du jazz
Son collègue lui parle
Mais l’autre ne l’entend pas
Donc son collègue va dans la salle
Il baisse le son pour pouvoir lui parler,
l’autre lui demande pourquoi il a baissé le son
Et son collègue lui dit
Tu peux me demander n’importe quoi.
Emeline Grandin (18 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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J’aime le jazz
J’étais dans mon jardin et j’écoutais du jazz
Et j’ai vu une nouille qui volait sur un corbeau solide comme une roche
Et la nouille m’a parlé,
Elle m’a dit monte sur mon corbeau solide comme une roche.
Abdellah Ben el Bachar (8 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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La pêche à la nouille
Un jour si solide
Je suis parti à la pêche à la nouille
Oh! Une nouille
C’est trop cool
Oh ! Une 2ème nouille
Oh ! Une 3ème nouille
Oh ! Une 4ème nouille
Oh ! Une 5ème nouille
Moi je suis en train d’écouter du jazz
D’un seul coup les nouilles ont disparu
Et je suis reparti bredouille
Noah Magis (9 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Le bizarre des Kamikazes
Un jour si bizarre, le bizarre profond !!!!
Un kamikaze écoutait du jazz avec Pégase
Et il lui dit : Ô Pégase
Sais-tu ce que c’est le bizarre des kamikazes ?
Pour moi c’est comme le solide des carriers
Et des jardins très profonds de la terre
Et connais-tu le bizarre des berbères ?
NON
Moi non plus
Noah Magis (9 ans)
(Atelier poétique du 14 février 2018)
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Le jardin du bon Dieu,
Quelque part dans les cieux,
M’accueille souvent le soir,
En compagnie de ceux qui peuplent ma mémoire.
Peu après l'effort, c'est le réconfort,
On déguste un plat de nouilles,
Tout en faisant l’andouille,
D'autres jours un solide air de jazz
En fumant un La Paz.
Dansant autour d'un feu, sans maillot ni chaussures.
Tant pis s’il ne fait pas beau,
Je reviendrais c'est sûr.
Jim Duriez
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Le jardin mystérieux
Soudain l’envie me prit de sculpter un sujet quelconque.
Je savais qu’au fond de mon jardin deux ou trois blocs de pierre dormaient depuis longtemps.
Je m’engageais donc dans l’allée fredonnant un air de jazz.
Quand j’atteignis le fond du jardin, je restais pétrifié de stupeur. Devant moi se dressait un monument de pierre d’une hauteur impressionnante, tellement recouvert de lianes, de lierre et de lichens qu’il était difficile d’en apercevoir la façade construite de blocs de pierre énormes et bien solides.
Je me demandais dans quel endroit mystique je me trouvais ? Était-ce le fameux temple d’Angkor ? Ou le non moins renommé Machu Picchu ? Mon cerveau se brouillait, je commençais à vaciller, tout tournait autour de moi. Le temple lui-même se mit à tourner. Je me trouvais entrainé dans ce tourbillon.
Puis un grand silence se fit.
J’ouvris les yeux, je me retrouvais allongé dans le gazon, mon maillot trempé de sueur.
Tout avait disparu. Mes deux ou trois blocs de pierre dormaient toujours sous la mousse. Puis un léger sourire se dessina sur mes lèvres, je réalisais que j’avais rêvé.
André Meikle
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Le printemps
Au printemps
Moi je joue du jazz
Comme un kamikaze
Y en a même qui disent
Il lui manque une case
Au printemps
Je mets mon maillot
Qui sent la mayo
Avec une trop
Jolie noix de coco
Au printemps
Moi je suis solide
Comme un mur en brique
Très bizarroïde
Qui aime la musique
Yliès Adjoudj (10 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Les imagineries
Solide comme un roc
J’aime le jazz et la pop.
Nouille, fenouil, citrouille
Ça me fait des chatouilles.
Si près de mon jardin, j’ai mon arbre à nouilles.
Et je me dis :
Ô ma bière si solide que la pierre
Et si claire que la terre, solidaire comme les carriers, je te laisserai dans la terre aussi profonde que la terre.
Noah Magis (9 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Les maillots, les nouilles et le jazz
Mon maillot comme un maillot de bain
Qui est bleu comme l’eau de l’eau-céan
Les nouilles j’adore
Les nouilles en plus c’est bon pour la santé et c’est beau
Le jazz j’adore
La musique j’adore
En plus, c’est très bien la technologie
Amani Kezal (8 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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L’homme Crocmignon
Je suis solide comme un roc,
C’est moi qui ai inventé le tomawak,
Quand ma mère me propose une activité
J’apporte ma pierre à l’édifice.
Quand je fais un croc,
Ma mère me trouve Crocmigon.
Le recyclage : quand je ne mange pas la peau je la donne à ma mère et elle me fait un maillot qui sent la mayo.
Mes descendants seront carriers
Ils travailleront dans les sous-sols avec obscurité
Mais comme ils travailleront mal, je leur mettrais une torniole.
Je ne suis pas si mignon que ça.
Yliès Adjoudj (10 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Dans mon jardin il y a des carriers qui sculptent la pierre dans les sous-sols
avec l’obscurité qui les entoure.
L’été arrivait et il faisait
de plus en plus chaud.
Les maillots commençaient à se coller
à cause de leur transpiration
En écoutant du jazz
Louis Sauvé (13 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Maillot
Tu sais ce que c’est un maillot ? Non et toi ?
Un maillot c’est ce que tu portes pour défiler en bikini, ou en trikini, devant de solides nouilles, enfin pour les femmes bien sûr.
Et pour les hommes leur maillot ressemble soit à un slip, soit à un short.
Et avec ils ne s’en servent jamais sans faire de jazz.
Et toi, tu sais ce que c’est un maillot ?
Lina Boudih (9 ans)
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Mon chat
Mon chat saute dans le jardin
Il voit les arbres solides
Danse dehors sur la branche
Sur le jazz il se déhanche
Il touche les branches rouges
Il tricote les T-shirts
Il doit se brosser les dents
Léo Tarlez (11 ans)
(Atelier poétique du 14 février 2018)
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Mon jardin
Mon jardin m’a préservée de la folie. Il me vide la tête.
Je tiens à ce qu’il soit joli et hospitalier pour les bêtes.
J’ai coupé un noisetier – Hélas ! Plus d’écureuil,
Par contre viennent mésanges, merles, chardonnerets et bouvreuils.
Mon jardin n’est pas grand – pas tout plat non plus.
En arrivant on ne le voit pas en entier dès le début -
De secrets chemins passent derrière les talus.
Aujourd’hui les perce-neige ont disparu.
Bien au chaud sous une couche de neige de 20 centimètres
Trop haute pour percer. Vont-elles bientôt réapparaître ?
Quel plaisir de construire un mur de pierres toutes irrégulières,
Avec une pensée pour le solide carrier dans sa carrière
Dont le travail ardu lui mouille le maillot
Quand sur le front de taille il fait chaud, si chaud,
Soixante degrés parfois. Et moi, je m’amuse. Cette pierre-là
Ne tient pas – mais – dans ce sens-là, voilà, ça va !
Ce ne sont pas légos tous pareils, ni parpaings crétins.
La satisfaction est plus profonde – comme faire du pain.
Et les fleurs ? Il y en a aussi en plein hiver,
Roses de Noël, éranthèmes, crocus jaunes et mauves, primevères,
Et puis viennent narcisses, tulipes, ancolies – fleurs de grand-mère.
Ensuite les vaillants phlox, éternellement fidèles à l’appel,
Hémérocalles tellement envahissantes –tant pis – elles sont si belles !
En automne toujours les roses blanches et roses et le bleu des asters.
La transformation dans le tas de compost d’adventices et épluchures
En une terre riche et noire, - grâce à la lente œuvre de la nature -
On en mangerait ! Ce résultat donne de grandes satisfactions à moi,
Et aux courges, courgettes et tomates d’excellents repas.
En attendant je me régale du ballet de tous les oiseaux
Qui picorent graines, et boules de graisse suspendues aux bouleaux,
Verdiers, pinsons, deux douces colombes et une sittelle torchepot !
Et je me sens comblée de connaître les joies que procurent
Le contact avec la terre et la beauté de la nature.
Elizabeth Blot
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Mon jardin imaginaire
J’étais là, près de mon jardin
J’écoutais du jazz et de la pop
Les gens passaient devant moi
Mais eux ne voyaient pas mon beau jardin.
Je me suis dit qu‘il était trop beau pour qu’on le voit.
Alors un beau matin, j’ai demandé au passant qui passait par-là
Pourquoi on n’admirait pas mon beau jardin
Plutôt que de me fuir d’un air moqueur par-ci par-là ?
Alors il répondit :
« Parce qu’il n’existe pas,
Parce qu’il est tout simplement imaginaire,
Vous ne voyez donc pas ?
Ce n’est que dans vos pensées,
Dans votre salaire,
Dans votre carrier qui construit les bâtiments tout en verre ! »
- Ah, j’ai compris :
Mais tu sais quoi, je le préfère comme ça mon jardin imaginaire.
Et puis, si on ne le voit pas, moi je le vois mon beau jardin.
Lamiss Ben El Bachar (9 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Mon jardin secret
Mon jardin, Ô mon beau jardin
Que le soleil et la pluie viennent à toi
Avec toute cette chaleur, je sors le maillot
Mais jamais je n’oublie mon petit chapeau
Malgré le temps qui passe tu m’emplis de joie
Et cela à chaque fois que je te vois
Mon amour pour toi est solide comme un roc
Auprès de moi, je veux que tu sois, je vais te garder
Avec le bruit des gouttes sur tes pétales, plic, plac, ploc
Et oui ma chère et tendre amie, je t’ai trouvé
En écoutant du jazz, pop et rap
Je sais que le temps nous rattrape
Je mange des pâtes et des nouilles
Tout en écoutant le chant des grenouilles
Et oui les amis, c’est bientôt l’été
La saison où sortent les carriers
Steven Diot (18 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
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Souvenirs d’été
Les asphodèles le soir mouraient
Aux tout derniers soupirs du jour
Humide et tiède haleine d’été
Hésitation, possible amour
Dans le lointain couchait la hase
L’oiseau chantait seul dans la cime
Soufflant ces quelques trilles ultimes
Mouillant le soir de bulles de jazz
De la fenêtre où nous rêvions
Derrière les vitres reflétés
C’est nous-même que nous voyions
Dans nos légers maillots usés
L’œil rapide, la course sûre
De son bec vif, solide et dur
Le merle piquait la terre sombre
Et filait tête baissée dans l’ombre
Les grosses pierres oubliées
Lourds vestiges des temps anciens
Mémoire tangible des carriers
Perlaient de rosée au matin
Aux carreaux de la porte d’entrée
Dans la buée des nouilles passées
Nous tracions de nos doigts bravaches
Le cri humide « mort aux vaches ! »
Les asphodèles le soir mouraient
Aux tout derniers soupirs du jour
Humide et tiède haleine d’été
Hésitation, possible amour
Nicolas Dublé
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Le jardin de la musique
Dans le jardin on mange de la musique
Dans le jardin on danse, chante et joue
Dans le jardin on voit des nouilles voler
Dans le jardin on voit des bulles de piano
Dans le jardin il y a la famille des guitares
Dans le jardin on a des carriers
Dans le jardin des sculpteurs sculptent la
famille des guitares en glace solide.
Nourimène Bouchkara (11 ans)
(Atelier poétique du 24 janvier 2018)
